Le salafisme quiétiste face aux recompositions politiques et religieuses dans le monde arabe (2011-2016)

Les « printemps arabes » ont tôt fait d'affecter les différentes expressions du salafisme contemporain, favorisant en particulier une dynamique de politisation qui a, en apparence, fragilisé les fondements prétendument apolitiques de sa branche quiétiste. Cette contribution s'intéresse aux...

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Détails bibliographiques
Auteur principal: Bonnefoy, Laurent 1980- (Auteur)
Type de support: Électronique Article
Langue:Français
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Publié: [2018]
Dans: Archives de sciences sociales des religions
Année: 2018, Volume: 181, Pages: 181-200
Sujets / Chaînes de mots-clés standardisés:B Salafiyya / Quiétisme / Arabes / Mouvement de protestation / Islam / Fondamentalisme / Histoire 2011-2016
RelBib Classification:AD Sociologie des religions
BJ Islam
Sujets non-standardisés:B Salafism
B Mobilization
B Islamism
B Salafisme
B Islamisme
B Violence
B mobilisations
B Révolution
Accès en ligne: Accès probablement gratuit
Volltext (Resolving-System)
Volltext (doi)
Description
Résumé:Les « printemps arabes » ont tôt fait d'affecter les différentes expressions du salafisme contemporain, favorisant en particulier une dynamique de politisation qui a, en apparence, fragilisé les fondements prétendument apolitiques de sa branche quiétiste. Cette contribution s'intéresse aux processus de mobilisation et aux recompositions de cette composante du champ politico-religieux islamiste sunnite. Elle démontre combien le rejet de l'engagement politique et de la contestation révolutionnaire, associé à un échec des transitions engagées a permis d'assurer la réinvention et résilience du salafisme quiétiste. Face à la violence et la guerre, en s'appuyant aussi sur les mécanismes favorisés par les Etats contre-révolutionnaires, en particulier l'Arabie saoudite et l'Égypte, les clercs et entrepreneurs salafistes ont trouvé des ressources pour préserver leur position dans un champ concurrentiel.
The "Arab Spring" significantly affected the different expressions of contemporary Salafism, favoring in particular a dynamic of politicization that, apparently, weakened the supposedly apolitical foundations of its quietist branch. The subsequent rejection of political commitment and of revolutionary protests, coupled with a failure of the transitions initiated, has led to a reinvention and resilience of quietist Salafism. In the face of violence and war, while simultaneously benefiting from mechanisms encouraged by counter-revolutionary states, especially Saudi Arabia and Egypt, Salafi clerics and entrepreneurs have mobilized new resources to preserve their position in a competitive field.
ISSN:1777-5825
Contient:Enthalten in: Archives de sciences sociales des religions
Persistent identifiers:DOI: 10.4000/assr.38550