Mythologia, Genealogia, Archaiologia: Fonction paléontologique de la mythographie

Les premières mythographies de l’Europe néo-latine, depuis la Genealogia deorum de Boccace, considèrent l’histoire des dieux sur le modèle des généalogies humaines, en cherchant à recomposer « la lignée de Saturne ». Les premiers historiens de la Grèce, comme les poètes, inventèrent des généalogies...

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Bibliographic Details
Published in:Kernos
Main Author: Graziani, Françoise 1952-
Format: Electronic Article
Language:French
Check availability: HBZ Gateway
Published: [2006]
In:Kernos
Year: 2006, Volume: 19, Pages: 201-214
Online Access: Volltext (Kostenfrei)
doi
Description
Summary:Les premières mythographies de l’Europe néo-latine, depuis la Genealogia deorum de Boccace, considèrent l’histoire des dieux sur le modèle des généalogies humaines, en cherchant à recomposer « la lignée de Saturne ». Les premiers historiens de la Grèce, comme les poètes, inventèrent des généalogies mythiques pour inscrire l’origine des hommes dans l’histoire de leur relation aux dieux. Que fondent les généalogies divines ? Non seulement des structures religieuses, non seulement la raison même des sociétés humaines, mais encore la préhistoire de l’humanité. Mais si les engendrements divins donnent sens aux relations entre les hommes et les dieux, c’est l’histoire des commencements du monde que les mythographes cherchent à comprendre en interrogeant l’articulation des généalogies divines et humaines. Depuis que, dans le Timée, Platon a associé mythologia et genealogia comme deux modes de discours « archéologiques », les mythographes ont ouvertement revendiqué un savoir sur le monde qui se définit comme une synthèse des « sciences de la nature ».
Contains:Enthalten in: Kernos
Persistent identifiers:DOI: 10.4000/kernos.450