God hasn’t died, it has merely been encapsulated – Psilocybin and ayahuasca in the psychedelic renaissance: Intersections between religion, indigenous cosmologies, spirituality, and science

Cet article retrace les trajectoires de la psilocybine et de l’ayahuasca dans le contexte de la renaissance psychédélique. L’analyse bibliométrique révèle que les publications universitaires sur la psilocybine relèvent principalement des domaines médicaux et scientifiques, tandis que celles consacré...

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Bibliographic Details
Main Author: SCURO, Juan (Author)
Format: Electronic Article
Language:English
Check availability: HBZ Gateway
Interlibrary Loan:Interlibrary Loan for the Fachinformationsdienste (Specialized Information Services in Germany)
Published: 2024
In: Social compass
Year: 2024, Volume: 71, Issue: 4, Pages: 707-724
Further subjects:B médicalisation
B Medicalization
B renaissance psychédélique
B Secularization
B Ayahuasca
B psilocybine
B psychedelic renaissance
B Psilocybin
B Sécularisation
Online Access: Volltext (lizenzpflichtig)
Description
Summary:Cet article retrace les trajectoires de la psilocybine et de l’ayahuasca dans le contexte de la renaissance psychédélique. L’analyse bibliométrique révèle que les publications universitaires sur la psilocybine relèvent principalement des domaines médicaux et scientifiques, tandis que celles consacrées à l’ayahuasca proviennent principalement des sciences humaines et sociales. Deuxièmement, l’article soutient que l’usage de la psilocybine et de l’ayahuasca subit un processus de sécularisation, conduisant à un usage psychédélique de plus en plus éloigné de ses racines culturelles traditionnelles. Cette sécularisation se manifeste différemment dans les deux cas: La psilocybine présente un degré de sécularisation plus élevé que l’ayahuasca. L’ayahuasca entretient des liens étroits avec des institutions religieuses et des organisations indigènes profondément impliquées dans sa diffusion mondiale, et elle a subi une médicalisation moindre que la psilocybine. Si l’attention portée au cadre des essais cliniques sur la psilocybine est remarquable, cela n’implique pas nécessairement que l’on mette l’accent sur les cadres traditionnels d’utilisation des champignons. D’autre part, une forme de « tutelle de l’ayahuasca » persiste, qui se manifeste par des individus et des groupes qui maintiennent et affirment activement leur autorité culturelle sur la signification de la plante et les pratiques qui y sont associées.
This article traces the trajectories of psilocybin and ayahuasca in the context of the psychedelic renaissance. The bibliometric analysis reveals that academic publications on psilocybin fall primarily into the medical and scientific areas, whereas those devoted to ayahuasca derive mainly from humanities and social sciences. Second, the article argues that psilocybin and ayahuasca use is undergoing a process of secularization, leading to psychedelic use that is increasingly removed from its traditional cultural roots. This secularization manifests itself differently in the two cases: Psilocybin exhibits a higher degree of secularization than ayahuasca. Ayahuasca maintains strong ties to religious institutions and indigenous organizations deeply involved in its global spread, and it has undergone less medicalization than psilocybin. While the careful attention to setting in psilocybin clinical trials is noteworthy, this doesn’t necessarily imply an emphasis on traditional mushroom use settings. On the other hand, a form of ‘ayahuasca guardianship’ persists, manifested in individuals and groups actively maintaining and asserting their cultural authority over the plant’s significance and associated practices.
ISSN:1461-7404
Contains:Enthalten in: Social compass
Persistent identifiers:DOI: 10.1177/00377686241301923