Origine et inspiration: Cicely Saunders à la naissance des soins palliatifs

Cicely Saunders créa au sud-est de Londres en 1967 le premier « hospice » dédié à ce que nous appelons désormais les soins palliatifs. Dans la foulée, de nombreux autres services de ce type ont été ouverts, par exemple à Montréal. Dès son adolescence Cicely Saunders se pencha sur la détresse d’autru...

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Bibliographic Details
Main Author: Lamau, Marie-Louise 1929- (Author)
Format: Electronic Article
Language:French
Check availability: HBZ Gateway
Interlibrary Loan:Interlibrary Loan for the Fachinformationsdienste (Specialized Information Services in Germany)
Published: 2014
In: Revue d'éthique et de théologie morale
Year: 2014, Volume: 282, Issue: 5, Pages: 55-81
Online Access: Volltext (lizenzpflichtig)
Volltext (lizenzpflichtig)
Parallel Edition:Non-electronic
Description
Summary:Cicely Saunders créa au sud-est de Londres en 1967 le premier « hospice » dédié à ce que nous appelons désormais les soins palliatifs. Dans la foulée, de nombreux autres services de ce type ont été ouverts, par exemple à Montréal. Dès son adolescence Cicely Saunders se pencha sur la détresse d’autrui. La rencontre avec le juif polonais David Tasma, qui avait vécu dans le ghetto de Varsovie, et dont la vie était en train de s’achever loin de sa famille, fut pour elle fondatrice. Tous deux échangeaient beaucoup. L’engagement en médecine de Cicely prend sa source au contact de David ainsi que les grandes options à présent bien connues : « le care plutôt que le cure ». Beaucoup de choses devaient être concrètement changées. La création du St Christopher’s Hospice lui en offrit l’occasion. Deux textes majeurs tracent les lignes essentielles des choix à faire : The Need puis The Scheme. Cicely s’engagea avec détermination pour faire sortir de terre ce premier hospice qui fit travailler une équipe pluridisciplinaire affrontée à l’expérience de la douleur totale. Le mot d’ordre était : « veillez ! ». Cicely soutint le développement ultérieur d’autres hospices. Elle prit part aussi au débat sur l’euthanasie au milieu des années soixante-dix : si des soins de très bonne qualité sont prodigués au malade, il ne devrait pas être question prima facie d’euthanasie. Le piège d’une éventuelle légalisation consiste pour le malade dit incurable à interpréter pour lui le droit comme un devoir.
ISSN:2118-4518
Contains:Enthalten in: Revue d'éthique et de théologie morale
Persistent identifiers:DOI: 10.3917/retm.282.0055